Sommaire janv. 2017 n°13

 

  Les Editions Heimdal ont le plaisir de vous présenter le magazine SUB-MARINE.

Ce trimestriel de 80 pages aborde toute l'actualité et les principaux sujets du moment couvrant les forces sous-marines et le secteur naval de défense.
Le magazine suit l'évolution technico-opérationnelle de cette composante, celle de ses équipements et de ses chantiers navals. Il dédie chaque numéro un dossier se référant à un thème majeur du secteur.

 

Sub-Marine magazine 

 

Actualités

  France

Thales en association avec dix-neuf PME françaises a dévoilé à l'occasion du salon Euronaval le drone hybride AUSS (Autonomous Underwater and Surface System). Développé pour remplir des missions de renseignement, de guerre des mines ou de contre-terrorisme maritime, le drone dispose d'une capacité de navigation en surface et sous-marine. Selon Thales, la manœuvrabilité de l'AUSS lui donne la possibilité de se déplacer dans toutes les directions tout en maîtrisant parfaitement son immersion. Cette agilité à 360° lui permet également de stabiliser un mât doté de capteurs à plusieurs mètres au-dessus de la surface, ce qui constitue une manœuvre jusqu'alors inaccessible aux drones sous-marins de taille comparable. Le drone hybride dispose d'une grande endurance (plusieurs centaines de km) et peut être mis en œuvre depuis tous types de plateformes navales et depuis le rivage.

  France

Premier de la série des sous-marins nucléaires d'attaque de première génération, le SNA Rubis – initialement dénommé Provence – va être désarmé dans les prochaines semaines après 34 ans de service. Affecté comme ses sisterships à l'ESNA de Toulon, le sous-marin est attendu à Cherbourg pour être désarmé dans le port normand et intègrera la filière de démantèlement, ce qui se traduira d'abord par la découpe de la tranche réacteur. Il rejoindra ensuite les cinq sous-marins SNLE de type Le Redoutable pour être entièrement déconstruit. La classe Rubis, dont la durée de vie initialement prévue était de 25 ans, reste la pièce maîtresse de la composante sous-marine française. Elle est n'est pas exclusivement employée au profit de la force océanique stratégique. Elle travaille régulièrement au profit des groupes aéronavals ou d'action maritime.

  France

Fort de son expérience dans les véhicules sous-marins autonomes, DCNS développe une nouvelle ligne de drones au format torpilles. La famille de drones D 19 a été conçue sur la base d'une architecture de véhicule modulaire permettant d'assurer des profils de mission adaptés aux charges utiles emportées. En parallèle, DCNS développe des solutions innovantes pour permettre la mise en œuvre et la récupération (homing et docking) en toute sécurité d'un drone depuis un sous-marin. DCNS a notamment conçu une station de homing/docking autonome permettant un rechargement du drone par induction, une récupération des données par WIFI sous-marin sécurisé, une liaison de données acoustique pour guidage du drone et un dispositif permettant le redéploiement du drone en toute sécurité. Les essais en mer de cette station ont commencé en octobre 2016 et se poursuivront cette année.

 France

Thales annonce le lancement d'un nouveau sonar remorqué : le CAPTAS 4 compact, destiné aux marines qui souhaitent doter leurs frégates d'une capacité de lutte anti-sous-marine pour permettre le combat collaboratif en mer. Avec le CAPTAS 4 compact, l'électronicien offre une version compacte et modulable du CAPTAS 4 (4 anneaux) qui peut être intégré dans un espace plus contraint notamment à un système de déploiement et de recouvrement optimisé. Le nouveau sonar a été développé de façon à maintenir les mêmes performances de détection que le CAPTAS 4 tout en réduisant sa masse globale de 20 % et sa surface au sol de près de 50 %. Par ailleurs, la possibilité de conteneurisation du CAPTAS 4 compact en fait l'unique sonar de sa classe interchangeable d'un navire à un autre. Avec cet équipement, une frégate de 4 000 tonnes disposera des mêmes capacités de lutte ASM collaborative qu'une frégate de 6 000 tonnes. Le CAPTAS 4 compact est proposé à la Marine nationale dans le cadre du programme FTI (Frégate de Taille Intermédiaire), officiellement révélée au dernier salon Euronaval.

  France

DCNS s'est associé à la PME bretonne RTsys dans le développement de briques technologiques pour une station de docking sous-marin qui permet d'offrir au monde de la robotique une toute nouvelle capacité de lancement et de récupération de drones depuis une station de docking sous-marine. Les applications visées sont celles nécessitant une présence permanente, notamment la surveillance autour de ports ou de zones sensibles, la détection d'anomalies et la mesure de qualité de l'eau sur des équipements offshore. RTsys se focalise sur le développement du dispositif de communication et de guidage du drone vers sa station d'accueil. Les essais en mer en cours s'appuient sur la mise en œuvre de l'AUV RTsys "Comet" et se termineront dans les prochaines semaines. Le système de positionnement de l'AUV repose sur l'utilisation exclusive de l'acoustique sous-marine, s'affranchissant ainsi des questions de turbidité. RTsys a enrichi ce système par son savoir-faire sur les traitements acoustiques en temps réel, permettant au drone d'ajuster sa position avec réactivité lors des différentes phases d'approche. D'après les concepteurs, le module de communication et de positionnement équipant le drone est parmi les plus performants du marché, ce qui facilite son intégration à divers modèles de drones, notamment les plus compacts.

 France

Thales et Défense Conseil International (DCI) annoncent la conclusion de deux partenariats sur les activités de systèmes de lutte sous la mer et dans le domaine de la guerre électronique.
Dans le domaine de la lutte sous la mer, Thales et DCI collaboreront sur des activités de formation et d'entraînement de haut niveau ainsi que sur différentes prestations associées de service à forte valeur ajoutée.
En alliant l'expertise des systèmes sous-marins développés par Thales et l'expertise opérationnelle navale proposée par DCI, l'offre globale s'adresse aux marines militaires qui souhaitent se doter ou renforcer leur capacité en lutte sous la mer. Ce partenariat couvre ainsi l'ensemble du spectre des activités sous-marines avec la vente de solutions de simulation, la formation technique et opérationnelle, l'assistance, le conseil et le soutien aux marines et aux utilisateurs.
Après un premier accord conclu en 2015 dans le domaine de la guerre électronique aéroportée, Thales et DCI élargissent leur partenariat au domaine naval. Cette stratégie commune permet aux deux groupes d'enrichir leur offre de formation et de répondre de manière optimale aux besoins des marines des pays partenaires.

 Thaïlande

Safran Electronics & Défense a réalisé avec succès les essais d'intégration de la centrale de navigation navale Sigma 40 avec le système d'alignement du missile antinavire AGM-84 Harpoon destiné aux corvettes de la classe Krabi et aux frégates de la classe KDX de la marine thaïlandaise.
Ces essais d'intégration ont été réalisés dans le cadre d'un contrat signé avec le chantier naval coréen DSME, constructeur des navires de combat. Safran a également fait équipe avec Boeing, maître d'œuvre du système de missile AGM-84 Harpoon. La fiabilité, la rapidité de mise en œuvre et le haut niveau de performances de la Sigma 40, ainsi que sa capacité d'intégration à un système de combat, ont été déterminants pour la sélection de Safran, l'équipement intervenant également pour les fonctions classiques de navigation et de stabilisation des capteurs et armements du système de combat.
Faisant appel à un cœur inertiel à base de RLG (gyrolaser), les centrales de navigation Sigma 40 garantissent dans la durée une très haute précision de navigation (au-delà de 96 heures). D'une grande souplesse d'emploi, elles répondent aux critères les plus sévères des opérations navales. Elles se caractérisent par leur simplicité de mise en œuvre, leur compacité et leur capacité d'évolution matérielle et logicielle. Les Sigma 40 contribueront également à la performance des capteurs du bâtiment et à l'efficacité de ses moyens d'autodéfense. 

 Kazakhstan

Le groupe ECA annonce la livraison depuis 2016 de plusieurs systèmes entièrement robotisés de déminage sous-marin à deux marines, dont celle du Kazakhstan.
Il s'agit des premiers systèmes de déminage entièrement robotisés jamais réalisés. Ces systèmes très novateurs représentent une rupture sur le marché du déminage sous-marin dans la mesure où, pour la première fois, les clients vont pouvoir mettre en œuvre des véhicules qui permettent de rester hors du champ de mines. Dans un passé récent, le sonar de détection était sur le chasseur de mines qui devait donc entrer dans la zone de danger et s'exposer aux risques de l'explosion. Grace au système complet de robots dédiés, la détection des mines est faite, au choix, par des robots autonomes sous-marins ou des drones de surface tractant un sonar remorqué, ce qui évite au bateau mère de s'approcher des mines.
Une fois les mines potentielles détectées par le sonar, des robots de type SEASCAN MK2 permettent d'identifier (confirmer par images vidéo que l'objet est bien une mine) puis, avec le robot K-STER C, de détruire la mine. Ces robots peuvent être mis en œuvre soit directement depuis le bateau mère, soit depuis le drone de surface qui les met à l'eau automatiquement, permettant de conserver le bateau mère très éloigné des mines.