Sommaire octobre 2017 n°16

 

  Les Editions Heimdal ont le plaisir de vous présenter le magazine SUB-MARINE.

Ce trimestriel de 80 pages aborde toute l'actualité et les principaux sujets du moment couvrant les forces sous-marines et le secteur naval de défense.
Le magazine suit l'évolution technico-opérationnelle de cette composante, celle de ses équipements et de ses chantiers navals. Il dédie chaque numéro un dossier se référant à un thème majeur du secteur.

 

Sub-Marine magazine 

 

Actualités

  France

DCNS, le groupe de construction navale militaire, change de nom. Il se dénomme désormais Naval Group. La filiale énergies marines renouvelables devient, elle, Naval Energies. Plus simple à retenir pour les clients étrangers, le nouveau nom est aussi plus lisible pour attirer les nouveaux talents. Naval Group va recruter 900 jeunes cette année. Le groupe, dont 62,49 % des parts sont encore détenues par l’État français, devait améliorer sa visibilité à l’international face à une concurrence toujours plus forte. Naval Group emploie 12 779 salariés et réalise un chiffre d’affaires de 3 milliards d’euros (dont 38 % à l’export) pour un résultat de 89 millions. « Nous changeons de nom, pas de cap », cette phrase sera le slogan d’une campagne de communication que lance Naval Group pour faire connaître sa nouvelle identité.

  France

Le 9 juillet dernier à Cherbourg, le Premier ministre australien, M.Turnbull, a été accueilli par Florence Parly, ministre des Armées en présence d'Hervé Guillou, PDG de Naval Group (ex-DCNS), afin d'inaugurer le bâtiment dans lequel sera installée l'équipe en charge de la conception des futurs sous-marins.
Le programme des futurs sous-marins australiens (FSP) porte sur la conception et la réalisation de 12 sous-marins océaniques australiens à propulsion conventionnelle. À l'issue d'un processus d'évaluation compétitif, l'industriel français Naval Group a été sélectionné en avril 2016 par l'Australie pour l'intégration de la plate-forme propulsée. Le système de combat sera conçu et intégré en partenariat avec Lockheed Martin Australia. Le premier contrat industriel, portant sur les étapes initiales de la conception (Design and Mobilisation Contract, DMC), est entré en vigueur le 17 octobre 2016.

  France

Naval Group a effectué un nouveau tir d'essai de la torpille F 21 dans le cadre du programme Artémis piloté par la DGA. Ce dernier vise à doter tous les sous-marins nucléaires de la Marine nationale de cette torpille lourde, la plus performante de sa génération.
Ce tir de qualification a été effectué sous l'autorité de la DGA dans une zone maritime sécurisée. Il avait été précédé d'une vingtaine d'essais industriels à la mer de prototypes depuis le navire d'essais Pégase de DCNS, le navire Janus de la COMEX et depuis des sous-marins. Ce tir de qualification effectué au large des côtes varoises fait suite notamment aux tirs de validation des performances réalisés depuis fin 2016. Le programme Artémis entre à présent dans sa dernière phase de qualification.
La F 21 a été conçue pour neutraliser les navires de surface et les sous-marins adverses. Avec une portée de 50 km et une vitesse supérieure à 50 nœuds, elle est prévue pour évoluer par grands fonds mais aussi et surtout dans les zones côtières très bruitées et très denses en trafic maritime.

  France

ECA Group a obtenu un nouveau contrat de cinq ans pour la fourniture de consommables des ROV (véhicules télé-opérés) de déminage de la Marine nationale. Le montant de ce contrat sera supérieur à 4 M € et pourra monter jusqu'à 8 M € en fonction de la fréquence d'utilisation. En 1977, ECA Group livrait les premiers véhicules de neutralisation des mines PAP à la France. En 2017, quarante ans plus tard, ils sont encore en service avec le soutien de l'industriel. Au-delà de la Marine nationale, ECA Group propose un soutien de ses différents équipements et systèmes déployés dans plus de quinze marines à travers le monde. En moyenne, le soutien logistique représente 25 à 30 % de l'activité de la robotique navale.
Les PAP français de déminage resteront en activité jusqu'au milieu des années 2020. Ils seront progressivement remplacés par les futurs systèmes de déminage que la Marine française va commander dans les années à venir après les résultats du programme d'évaluation MMCM FR /UK.

  Royaume-Uni

Le chasseur de mines HMS Bangor (M 109) a permis de localiser un sonar trempé américain perdu en mer. L'équipage du bateau a utilisé son système de sonar Thales 2093 pour aider à repérer et localiser un sonar remorqué AQS-24 – d'une valeur de 1,2 million de dollars – perdu par un hélicoptère MH 53 Sea Dragon. L'équipage du chasseur de mines participait à un important exercice naval (Artemis Trident) dans le golfe Arabo-Persique, au large de Bahreïn, lorsque le sonar ASQ-24 s'est détaché d'un MH-53 Sea Dragon de l'US Navy. Le sonar 2093 est un équipement de chasse aux mines multimodes à grande profondeur, capable de détecter de très petits objets. Dans le cadre du programme Sonar 2093 Capability Sustainment, la Royal Navy recevra bientôt une capacité « large bande » qui améliorera encore les performances du sonar.

  Russie

Le sous-marin diesel-électrique russe B-265 Krasnodar a terminé sa mission au sein du groupement naval en Méditerranée orientale. Après avoir traversé les détroits des Dardanelles et du Bosphore, le 9 août 2017, le bâtiment est arrivé à son port d'attache de Novorossiisk. Durant sa mission, le B-265 Krasnodar a réalisé, par deux fois, le tir de missile de croisière Kalibr-PL en plongée sur les objectifs de Daech, en Syrie. Le Krasnodar est le quatrième bâtiment de série des six navires du Projet 636.3 construits par Admiralty Verfi, pour le compte de la flotte russe de la mer Noire. Il a été admis au service actif le 5 novembre 2015. Depuis le mois de mai, le sous-marin est présent en Méditerranée et a pris part au défilé naval du 30 juillet à la base russe de Tartus à l'occasion du Jour de la marine russe.

  Russie

Les deux sous-marins diesel-électriques russes B-268 Velikiï Novgorod et B-271 Kolpino, du Projet 636.3, ont réalisé le trajet de la mer Baltique en direction de leur port d'attache de Novorossiisk en mer Noire. La marine russe est restée discrète sur leur départ. C'est un représentant de la marine néerlandaise qui a annoncé le 16 août 2017, sur sa page Twitter, que la frégate néerlandaise F 804 De Ruyter a accompagné en mer du Nord deux submersibles de la classe Improved Kilo. Les deux bâtiments sont les cinquième et sixième de la série de six sous-marins du Projet 636.3 construits pour le compte de la flotte russe de la mer Noire. Avec leur arrivée, la composante sous-marine de la flotte sera complète. À la fin du mois d'août, les sous-marins, accompagnés du remorqueur SB-921, sont entrés en Méditerranée. Les bâtiments prendront part au détachement naval russe en Méditerranée orientale. 

  Russie

Le 28 juillet dernier, le chantier russe Admiralty Verfi a lancé la construction de deux sous-marins diesel-électriques du Projet 636.3, pour le compte de la flotte russe du Pacifique. Les navires, qui font partie de la série de six bâtiments de ce type, porteront les noms de Petropavlovsk-Kamtchatskiï et Volkhov. D'après les prévisions, ils seront mis à l'eau et remis à la marine courant 2019 et 2020. Le chantier a déjà construit une série de six sous-marins du Projet 636.3 pour la marine de la mer Noire. Actuellement, la flotte du Pacifique compte trois sous-marins diesel-électriques construits à l'époque de l'Union soviétique. Les deux nouveaux bâtiments atteindront leur capacité opérationnelle à l'horizon de 2021-2022.